L’asbl Info-Sourds de Bruxelles a lancé depuis fin mai 2026 son comité de soutien : un cercle de membres sympathisants. Le principe ? Bénéficier d’un accès privilégié aux activités culturelles d’Info-Sourds en échange d’une participation financière. Un principe vieux comme le monde mais qui permet d’assurer à Info-Sourds la pérénité de ses actions et projets afin d’accompagbner toujours plus de personnes sourdes et malentendantes en Région bruxelloise. C’est lors d’un de nos événements que Jean-François a accepté de témoigner de son expérience en tant que membre sympathisant.

Une relation de longue date avec Info-Sourds

Jean-François connaît Info-Sourds depuis près de 30 ans, notamment à travers les liens étroits qu’il entretient avec Pascale van der Belen, Directrice d’Info-Sourds et son époux, tous deux atteints de surdité.

Je vois de temps à autre les campagnes qu’ils organisent ou les actions qu’ils mènent. Cela permet de suivre l’évolution de l’institution et d’observer les enjeux du moment dans l’environnement des personnes sourdes. 


Une occasion de découvrir davantage l’univers d’Info-Sourds

Le statut de membre sympathisant permet aussi de rester en contact avec les activités proposées par l’association.

Comme ils ont l’air de programmer d’autres événements, on va les suivre ! » « Et j’irai certainement à l’un ou l’autre.


Soutenir avant tout une mission d’intérêt collectif !

Pour Jean-François, l’essentiel reste l’impact concret de l’association auprès des personnes concernées ; les personnes sourdes et malentendantes en Région bruxelloise, et non ce qu’elle peut offrir en retour à ses membres sympathisants.

Je ne suis pas nécessairement pour une formule win-win. On sait que l’impact est réel sur les personnes qui sont concernées, on n’a pas besoin d’avantages. Auparavant, on avait des mécènes qui s’enorgueillaient d’offrir 10% à telle association et à telle œuvre. On est mécène et puis c’est tout. Une conscientisation au rôle de mécénat, au désintéressement pur et simple devrait être une seconde nature à tout le monde. Sans quoi, on entre dans du  » deal « .

Une expérience qui ouvre le regard

Les activités proposées permettent aussi de découvrir les réalités vécues par les personnes sourdes et la richesse de leurs perceptions.

C’est intéressant de voir comment elles développent d’autres réflexes, d’autres réactions que celles auxquelles on est habitués en tant qu’entendants. Par cette exposition, on entend les questions des personnes sourdes posées au guide, des questions relatives à des choses que nous ne voyons pas, nous, entendants. Ce ne sont pas des questions qu’on aurait nécessairement posées. Pourquoi ? Parce que nos perceptions sont sans doute orientées dans un spectre beaucoup plus large. Et elles, dans la réduction de ce cinquième sens, elles développent quatre autres sens de manière beaucoup plus aigüe. Elles posent des questions plus pertinentes sur certaines choses. C’est très riche. Il est bon d’organiser cela pour tout le monde. Nous, on peut soutenir, être parrains de ces événements-là. Mais c’est à elles que cela s’adresse d’abord. À nous de voir comment ça évolue et simplement éveiller notre curiosité face à une problématique qui nous est inconnue et à la richesse de développement de ce qu’eux peuvent nous proposer. 


Pourquoi devenir membre sympathisant ?

Pour Jean-François, le déclic est venu à l’occasion de l’invitation à l’événement culturel organisé dans le cadre du programme destiné aux membres sympathisants ; Art X Gender, visite guidée organisée aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. Touché par cette rencontre entre le monde du bruit et celui du silence, et par les problématiques rencontrées par les personnes atteintes de surdité, il encourage vivement quiconque à soutenir la cause.

J’encourage toute personne à se sensibiliser à la surdité ou aux enjeux liés à la surdité. Elle apprendra des choses étonnantes.